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Son moyen d’expression artistique est la Peinture à l’huile tout en privilégiant l’étude préalable au fusain.

Dominique Litaudon fréquente les salles de danse depuis son plus jeune âge. L’élan du danseur dans l’espace nous rend compte d’une volonté très forte d’aller au-delà des forces humaines. La vraie liberté de l’Etre Humain est dans l’essence du mouvement.

En Angleterre, elle a commencé à dessiner et peindre les danseurs professionnels. A travers leur performances, Dominique a découvert cette puissance extrême dans chaque geste du danseur.

Un travail intérieur et un cheminement artistique l’ont rendu disponible à cette rencontre avec le mouvement jusqu’à son paroxysme.

Après avoir capté au fusain les mouvements, les poses et les sentiments du danseur déployant son énergie, de retour dans son atelier, elle peint ce qu’elle vient d’observer. Elle  laisse paraître le corps en mouvance, suspendu dans son élan. Dominique peint le danseur de manière figurative. Le mouvement est signifié par des « ramages » situés en arrière plan du danseur. Sa palette de couleurs est dans une dominante bleue, rouge foncé. Les tons restent sous l’influence du ciel d’Angleterre.

De retour en Provence, elle peint les danseurs du Ballet National de Marseille. Après des esquisses au fusain, elle épure la forme du corps humain, ne laissant paraître que la trace de son passage.

Du figuratif, elle passe au semi-abstrait. Seul le corps « bouge ». Il est sans cesse en mouvement.

Dominique s’éloigne de l’apparence humaine pour ne laisser surgir que le mouvement.

Les fonds sont devenus très clairs. Il s’agit d’une épuration totale laissant libre cours à son geste pictural.

Par des couleurs chaudes et la lumière, elle veut rendre compte de la grandeur humaine. La lumière doit vibrer de manière intense dans ses toiles pour favoriser l’envol du monde, se détachant des contingences de plus en plus privées de rayonnement.

Le mouvement est l’élément vital or le monde s’écarte de plus en plus de cette source capitale. Dominique s’éloigne du monde figé.

Elle observe les danseurs, s’imprègne des lumières mais comment naît son acte créateur ?

Avant tout par son imagination, comme tous les Artistes, pense-t-elle ! Suivant l’état d’esprit du moment, et sa règle de base est : «  le geste doit supplanter la forme ». Il existe une instantanéité faisant jaillir les Etres, les ombres, les mouvements. Toutefois son geste n’occulte pas une référence à la plastique du corps.

Il est à noter une évolution dans sa manière de représenter le mouvement. Dominique a commencé dans les années 90 sa recherche picturale. La gestuelle des danseurs professionnels l’ont initié à ce thème. Maintenant, elle laisse libre cours à son imagination, s’évadant vers l’abstraction, les traces des êtres virevoltant, l’espace s’épand sans frontières, sans barrières, sans cadres et sans contraintes.

L’infini doit avoir une représentation absolument libre et son obsession est d’arriver à ce détachement tout en améliorant toujours un peu plus son geste picturale.

«  Toute ma création prend sa source dans la notion d’ombre et de lumière. A partir de ces deux complémentarités, on peut capter le volume des objets ou des mouvements des Etres dans toutes leurs forces et leurs voluptés » explique-t-elle volontiers.

Elle privilégie les tons jaunes et orangés, dans ces espaces qu’elle veut lumineux. Elle veut nous faire oublier nos exigences quotidiennes. Rentrons ainsi dans sa toile où légèreté et apaisement y figurent.